Exercice de la carte

par Bill Garside

En novembre 1996, Bill GARSIDE avait accompagné Douglas à Paris lors d'un atelier. Il nous a présenté l'expérience de la carte avec le "petit" et le "Grand". Nous avons trouvé sa présentation particulièrement claire ; aussi avons-nous retranscrit pour vous ses paroles, traduites par Catherine HARDING.

Les deux choses dont nous avons besoin si nous devons retirer le moindre avantage, la moindre leçon de ce que nous faisons ici, c’est de nous fier à ce qui nous est donné dans l’expérience ici et maintenant, et d’être notre propre autorité. Pour moi, l’un des grands privilèges de ces rassemblements, de ces rencontres, c’est de voir ce qui est, et de juger d’après notre propre expérience ; parce que cela devient vraiment très ennuyeux de s’entendre dire ce que l’on doit voir !
Pourquoi faisons-nous tout le temps cette démarche de revenir ici ? Parce qu’il m’est impossible de me souvenir de ce qui est ici, je ne peux pas m’en souvenir. Pour chacun de nous, pour Douglas, pour Catherine, pour vous tous qui avez déjà fait ces expériences, c’est toujours nouveau, c’est toujours frais. Et c’est une occasion merveilleuse de vraiment plonger dans la vérité telle qu’elle nous est présentée, toute fraîche, toute nouvelle à chaque instant.


Alors, revenons-en à cette expérience. Nous l’appelons le Grand et le petit. Et c’est l’occasion pour nous de comparer ce que nous considérons normalement comme notre véritable moi, avec ce que nous allons peut être découvrir comme notre véritable Moi. La proposition est la suivante : simplement, prêter attention à ce qui nous est donné. Alors, nous découvrirons que ce qui nous est en fait donné surpasse de loin tout ce que nous aurions pu imaginer, ou rêver. Ce que nous imaginons ou rêvons est en général tout à fait flou, pas clair du tout. Voilà un message merveilleusement optimiste et plein d’espoir, et si nous acceptons simplement d’en payer le prix, nous trouverons la réponse à nos angoisses les plus profondes. Et chacun de nous peut s’offrir le luxe de payer ce prix. Le prix, c’est simplement de prêter attention ; ce n’est pas facile, mais c’est simple.
Cette carte nous permet de comparer, de voir la différence entre ce qu’on appelle le sens commun et ce qui nous est donné. La première étape de cette expérience consiste à regarder, à prêter attention à ce que nous appelons le petit. La première chose qu’il faut donc faire, c’est de regarder où vous pouvez en réalité voir ce que vous pensez être vous, car cela semble raisonnable de vérifier où cette chose est sensée être. Vous pensez que votre petit moi, votre moi humain est là où vous êtes. Ca, c’est l’histoire ! Alors, vérifiez simplement si vous pouvez amener le petit que vous voyez dans le miroir là où vous êtes. Est-ce que cela vous aide ? Est-ce que vos cheveux sont en place ? Est-ce que vous pouvez voir la couleur de vos yeux maintenant ? Cela ne semble pas très propice !
Bien ! Alors essayons de voir l’endroit où nous pouvons vraiment voir ce petit. Très lentement éloignez la carte de vous, et remarquez qu’à une petite distance vous voyez un morceau de visage qui est peut être à vous, peut être pas. Eloignez la carte d’environ quinze centimètres, et là vous voyez clairement le petit. Mais ce petit-là vous ne pouvez pas l’amener ici. Maintenant, éloignez le miroir jusqu’à ce que ce petit soit confortablement installé dans ce miroir.
La première chose que je remarque, c’est que j’obtiens des versions différentes du petit selon la distance à laquelle je le place. Ce petit est mobile, et je peux le ou la déplacer tout autour de la pièce. Faisons - le. Je peux le mettre au plafond ou au plancher. Si j’en ai envie, je peux le placer sur les épaules de quelqu’un qui est à côté de moi, et cela va très bien à cette personne ! En réalité, je peux donc placer ce visage que je pense être le mien sur les épaules de quelqu’un d’autre, mais pas sur les miennes ! Essayez de placer le visage que vous voyez dans le miroir sur les épaules de votre voisin : il est dans le bon sens, il regarde dans le bon sens ! Il s’agit simplement de regarder ce qui est, ce qui se passe vraiment. Je ne peux pas adapter ce visage ici, c’est impossible, il ne peut pas s’y placer ! Il peut très bien se placer n’importe où ailleurs et il change de taille selon la distance à laquelle il se trouve par rapport à l’endroit où moi je suis. Il est donc mobile et fugitif, il va et vient. Si je dis : “ ça c’est moi ”, alors j’ai des problèmes. L’un d’eux, c’est que le visage que je vois dans le miroir regarde en fait en arrière, vers moi. Si je dis : “ ça, c’est ce que j’ai ici ”, contrairement à toutes les personnes que je vois dans la pièce, ce visage sera à l’envers ! C’est vraiment une question délicate. Et nous avons vu qu’il ne peut pas se placer ici.
Laissons cela de côté pendant un moment. Voyons simplement les conséquences de l’idée qu’on se fait : ce que je vois dans le miroir, c’est moi ici. La première conséquence, c’est que je suis sans aucun doute en train de mourir, ce petit-là a une date de naissance et il aura une date de décès, il est temporaire, provisoire et puisqu’il le sait, il souffre d’une très grande angoisse.
Ce petit est solide, il est coloré, il est conditionné par le temps, il est opaque, il se détache sur un arrière - plan. Il a un certain âge, il est d’un certain sexe et d’une certaine race, d’une certaine espèce. Et si je veux aller plus en détails, il a un certain nombre de caractéristiques qui lui sont particulières, il est plein de détails et je n’aurai jamais fini de le décrire. Et pourtant, c’est cela que nous croyons sincèrement être notre véritable nature ! Nous en doutons si peu, que nous n’en parlons même pas. Ce dont je suis absolument sûr, je n’en discute jamais. Mais nous avons vu que l’apparence n’apparaît qu’à une certaine distance. Pourtant, c’est ce que j’ai considéré que j’étais jusqu’à présent. Je pensais : je suis cela et cela seulement, exclusivement, c’est cela qui me caractérise, c’est mon identité.
Alors se pose la question : Est-ce vrai ? Est-ce mon identité selon l’évidence de l’instant présent ? Est-ce vraiment ce que je découvre que je suis ? Si je veux trouver, découvrir quelque chose, il faut que je regarde. Donc laissons cette question de côté pour un moment et regardons ce trou qui a une forme d’oeuf. Le bien fondé de la forme ovulaire de ce trou nous apparaîtra plus tard. Vous avez peut-être une vague idée de ce que cela va donner.
Regardez-le bien, c’est tout simplement un trou dans un morceau de carton, et ce trou est lui aussi mobile, mouvant, on peut le déplacer, mais contrairement au visage ce trou peut être rempli avec n’importe quoi. Je peux le remplir avec le plafond, avec des murs avec des gens. Et selon la distance à laquelle il se trouve par rapport à vous, vous pouvez le remplir de plus ou moins de choses. C’est un trou qui a des limites, qui a un bord. Mais en lui-même, il n’a aucune des caractéristiques que présente ce visage dans le miroir : cet espace n’a pas d’âge propre ; il n’a pas de couleur qui lui appartienne ; il n’a aucune forme excepté la forme qui le limite ; et il n’est pas exclusif, mais au contraire, il est inclusif ; il n’est pas non plus sélectif, il ne choisit pas ce qu’il va accepter. Il est en fait simple capacité, tellement dénué de toutes caractéristiques que vous pouvez passer la main facilement à travers lui. C’est aussi vide, aussi vide, aussi vide que possible. Et en même temps, il est toujours plein.
Ce que nous aimerions que vous fassiez, c’est voir ce qui se passe lorsque vous amenez ce trou vers ce lieu d’où vous émergez, d’où vous regardez. Nous démarrons en tenant la carte à bout de bras. Très lentement, amenez la carte vers vous en observant ce qui arrive au trou. Ramenez la carte vers vous jusqu’à ce qu’elle soit à dix centimètres de là où vous êtes et arrêtez-vous. Remarquez qu’à cette distance, vous avez le choix de la focalisation : vous pouvez choisir soit de regarder à travers le trou de la carte, soit de regarder le plan de la carte elle-même, (vous avez une impression de distance). Puis très lentement, rapprochez encore la carte. Lorsqu’elle arrive très près de vous, vous perdez la possibilité de regarder le plan de la carte. Le trou accepte de plus en plus de choses de la pièce. Et maintenant, enfilez-le carrément sur vous, faites-le très lentement et surveillez, guettez les bords du trou, voyez ce qui leur arrive. Juste avant que les bords du trou ne disparaissent, je vois que la possibilité de choisir la focalisation disparaît complètement aussi. Voir le plan de la carte au moment où elle disparaît, cela devient voir la pièce, où vous êtes. Quand la carte est vraiment là où je suis, ici, je pose deux questions :
1) Qu’est-il arrivé aux bords, aux limites de la carte ? Sur l’évidence de l’instant présent, y a-t-il en fait, la moindre carte ? Y a-t-il un objet blanc percé d’un trou semblable à ce que vous pouvez voir autour des amis dans cette pièce ?
2) Lorsque le trou de la carte arrive là où vous êtes, est-ce que c’est encore simplement un trou dans une carte, ou est-ce un trou illimité, infini, éveillé ?

Le trou dans la carte suggère que là où je suis, il y a un espace semblable. Ce que je découvre, c’est que lorsque le trou dans la carte arrive ici, il perd ses limites et il devient conscient. Ce sont les seules différences que je découvre, sur l’évidence de l’instant présent. Qu’en est-il pour vous ? Quelle est votre expérience ?
Si vous regardez autour de la pièce, vous allez voir un certain nombre de personnes qui ont l’air vraiment bizarre, qui ont enfilé des cartes sur leur visage ou plutôt mis leur visage dans une carte. Le trou dans la carte est bouché, plein de chair. Qu’est-il arrivé là où vous êtes ? Est-ce que pour vous même, vous vous sentez étrange, bizarre, inhabituel ? Avez-vous un morceau de carton enfoncé sur vous avec une boule de chair bloquée là où vous êtes ? Ce n’est pas un jeu. Nous croyons très très profondément que nous avons ici ce que les autres ont là-bas sur leurs épaules. C’est l’occasion maintenant de nous poser cette question : est-ce vrai, est-ce ainsi ? C’est une question incroyablement importante. Si vous êtes absolument vrai, sincère, pouvez-vous dire honnêtement que vous avez là où vous êtes ce que vous voyez que les autres ont dans cette carte ? Et si vous ne trouvez pas là où vous êtes la même chose que ce qu’ont les autres, ça, c’est une découverte. Le commencement de la vie spirituelle est, on l’a toujours dit, une transformation totale de la base même de notre vie.
Ce que nous suggérons, c’est que la base que vous découvrez ici est totalement, totalement, totalement différente de celle qu’on vous avait dit qui était la votre. A partir de là, votre vie va consister à découvrir le sens de tout cela, les conséquences. Pouvons nous refaire cet exercice ? Je le trouve pour moi parfaitement libérateur. A partir de quoi, est-ce que vous vivez ? Est-ce que vous vivez à partir de ce merveilleux espace infini et totalement clair, transparent ? Ou, est-ce que vous vivez à partir d’un quelconque autre endroit ? Est-ce que cet espace que vous êtes a jamais changé, selon votre propre expérience ? Ou est-ce que ce sont les changements qui se produisent au sein de cet espace ? Est-ce que cet espace porte une marque, une étiquette ? Est-ce qu’il a une personnalité ? Est-ce qu’il est humain ? Est-ce qu’il a une dimension, une forme ? Etes-vous pour vous-même infini ? Sur l’évidence de l’instant présent, sans rien qui puisse changer, hors du temps, (parce que pour qu’il y ait le temps, il faut qu’il y aient des changements), est-ce cela votre nature ou non ? Que se passe-t-il lorsque vous prêtez attention à ce lieu où vous êtes ? Si vous êtes honnête en ce qui concerne ce qui est vous ici , les conséquences vont être incalculables à coup sûr. Et les conséquences sont certainement le but de notre vie, nous devons les découvrir.
Mais revenons à ce qui est simplement donné, et voyons si nous vivons dans un univers béni ou si en fait, tout cela n’est qu’une plaisanterie cruelle. Ayons le courage d’être sincère, honnête en ce qui concerne ce que nous sommes pour nous-mêmes. Pourquoi pas ? C’est simplement être naturel comme le dit Douglas. Les conséquences semblent tellement énormes que bien souvent nous en sommes abasourdis. C’est ce qu’on a toujours présenté comme étant la réalisation la plus élevée de l’esprit humain. Et je crois que ça l’est, en fait, mais c’est basé sur l’humilité face à l’évidence. Dieu merci ! Et ce dont nous avons vraiment besoin, c’est la base, les fondations. Le reste, c’est à dire les ramifications magnifiques, profondes, fantastiques de cette découverte...ça, c’est une autre histoire, ce n’est pas la base.
Regardons brièvement ce que nous avons découvert. C’est qu’ici, se trouve celui qui ne change jamais. Ici se trouve celui qui est construit ouvert, construit pour accueillir toutes les apparences quelqu’elles soient, jamais en danger d’être submergé, parce qu’il n’y a là, rien qui puisse faire obstacle à ce que cet espace accueille. Et finalement, ce qui est ici est immortel, ça ne peut pas mourir et n’est jamais né, exactement comme ce trou dans ce carton n’est pas né et ne mourra jamais.
Je crois que ce sont les mots que nous employons qui nous rendent fous. Dire que je suis immortel, c’est simplement dire qu’ici, il n’y a rien qui puisse mourir. Si vous dîtes : “ ça, c’est drôlement important ”, je dis oui !
Voyons maintenant d’autres utilisations de cette carte qui est polyvalente. Rassemblez les cartes de trois ou quatre personnes de façon à ce qu’elles soient toutes dans une seule main.
Regardez bien ! Vous avez toujours un trou. Enfilez ce trou les uns après les autres pour voir si ce trou est vraiment le votre ou s’il appartient à votre voisin. Voyez s’il a changé, s’il est devenu plus grand, s’il est devenu plus riche ! Qui sait ? Ou plus pauvre ? Ou plus sensible ? Ou plus vieux ? Cet espace est ce qui nous unit. Ce qui veut dire que en tant que celui-ci, Je suis Vous. Ca, c’est quelque chose ! Parce que je ne peux jamais, jamais, jamais vous connaître bien, vous en tant qu’être humain. Je ne peux même pas connaître Bill ! Et c’est magnifique de pouvoir dire “ oui, ça c’est vraiment vrai ”, et d’avoir tant de variations, qu’il m’est impossible de les épuiser, d’en faire le tour. Parce que Ici dans l’espace, je vous ai tous dans mon coeur. Vous êtes mon coeur. Et je n’y peux rien, c’est ainsi ! Non que je le veuille ! Parfois il peut m’arriver de me dire : “ Oh ! là ! là ! ”. Tout ceci est simplement la conséquence de regarder les faits ! ICI JE SUIS VOUS. Je ne suis pas comme vous, je suis le même. C’est le Grand. Et le Grand est assez grand pour tout le monde, pour chacun d’entre nous. C’est de là que je viens, c’est là mon origine, et je n’ai pas à faire d’efforts. Il suffit d’être ordinaire et de dire la vérité.
Et les petits, là, ils sont bien, ils sont sur le chemin l’un de l’autre, ils entrent en relation, peuvent se disputer ou simplement s’entretenir, ils se heurtent, s’entrechoquent. C’est leur destin, c’est pour cela qu’ils sont faits. Ils sont sensés être ainsi. J’ai le meilleur des deux mondes. Dans le monde qui nous est donné, il y a une foule de bénédictions ; ce monde-là est béni. Dans le monde de l’homme, celui de l’affrontement, il y a la souffrance, l’aliénation, la mort. Alors, allons-nous dire la vérité ou allons-nous continuer à mentir ?
Enfin, cette carte peut être utilisée pour récapituler les différentes étapes de notre vie. Le bébé, l’enfant : ouvert. A l’origine, il n’y a pas de soi, comme le disent les psychologues, donc en tant que bébé, j’arrive comme étant le Grand et puis au cours des deux ou trois premiers mois, je fais la différence entre moi et ma mère et je commence à comprendre que je suis séparé du monde. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je suis, je n’ai pas de conscience de moi. Mais il y a une séparation. Ensuite, à environ deux ans, le petit enfant humain fait ce grand saut que l’espèce humaine a fait, il y a très longtemps. Il ou elle a appris que pour les autres, il y a quelque chose ici, qu’on appelle Bill ou Catherine ou ... Contrairement aux petits et aux chatons, lorsqu’ils se voient par hasard dans la glace, qui se reniflent, essaient de se toucher, puis se désintéressent totalement de l’image, l’enfant humain a le malheur d’être fasciné par sa propre image, par son apparence vue à une certaine distance. Bref ! il a commencé à rejoindre la société humaine. Et jusqu’à l’âge de huit ou neuf ans, peut être davantage, nous vivons la deuxième étape
Lorsqu’il est avec ses amis dans la cour de récréation ou en train de jouer, l’enfant est heureux et en liberté. Il est dans le Grand et sans conscience de son moi. Voyez la facilité avec laquelle un enfant de cet âge peut être en l’espace de cinq minutes un avion à réactions, un bulldozer, un lion, une planète... Et pourtant , il sait très bien quelque part (il l’a mis de côté, mais il le sait) ce qu’il est pour les autres. Et il sait que lorsqu’il a fait quelque chose de mal, comme d’arriver en retard à la table du repas, il va être traité et se sentir comme un petit garçon. Donc nous vivons cette période bénie juste avant l’adolescence. Mais c’est essentiellement instable, il y a un conflit et ce n’est pas résolu.
Ensuite, nous avons la troisième étape (le trou dans la carte est bouché). C’est incroyable, mais c’est la puissance de notre mental qui fait que nous pouvons durer dans cette étape. Nous devenons fascinés de manière pathologique par notre moi humain. Nous sommes amenés à nous construire. Dès les premières années de l’adolescence, on voit la construction qui commence. La plupart d’entre nous, nous nous débrouillons pour édifier une façade à peu près acceptable, plausible. Et la gloire de notre véritable nature est obscurcie. Nous ne voulons plus la reconnaître et nous vivons “ comme si ” c’était comme ça. Cela, c’est très dur, c’est tragique. Nous avons été pris au piège de nos propres artifices, et c’est une existence douloureuse.
Ce que nous venons de faire aujourd’hui, c’est cela (geste qui dégage le trou). Il s’agit simplement de dire : “ allons cessons de nier notre nature réelle, véritable ”. Nous avons payé le prix de l’élaboration infiniment sophistiquée de toute la culture humaine, mais cessons de prétendre que nous vivons à partir de et en tant que cette personnalité humaine. Chacun d’entre nous est infiniment plus profond que cela. Au centre de chacun de nous se trouve la plus profonde vérité de l’univers et nous n’avons pas besoin d’autre chose. Nous avons ce dont nous avons besoin. Et le prix que nous devons payer pour l’avoir : c’est simplement l’attention. Nous pouvons certainement faire cela, n’est-ce pas ?

par Bill Garside


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